Traitement par PRP
sous guidage échographique
Une technique qui utilise les ressources de votre propre sang pour soulager certaines douleurs de tendons et d'articulations. Réalisée par le Dr Jean-François Thoron.
Le PRP, en quelques mots
Votre sang contient des plaquettes, de petites cellules qui interviennent naturellement quand le corps répare une blessure. Le principe du PRP est simple : on prélève un peu de votre sang, on en isole la partie la plus riche en plaquettes, puis on l'injecte précisément là où vous avez mal.
Comme le produit vient de vous, il n'y a ni produit chimique ni corps étranger. L'injection est guidée par une échographie : le médecin voit son aiguille à l'écran et l'amène exactement au bon endroit.
Où le PRP peut vous aider
Touchez une pastille orange sur l'illustration, ou choisissez une zone ci-contre, pour découvrir la douleur concernée et savoir quand le PRP peut être envisagé.
Douleur de l'épaule
Une douleur sur le côté de l'épaule, qui gêne pour lever le bras, attraper un objet en hauteur ou s'habiller. Elle réveille souvent la nuit quand on dort sur ce côté.
Les tendons qui font tourner l'épaule s'abîment avec les gestes répétés bras levé — bricolage, peinture, sport, certains métiers — et avec l'usure naturelle liée à l'âge.
Lorsque la douleur persiste après plusieurs mois de repos, de kinésithérapie et de traitement antidouleur, et que l'échographie confirme l'atteinte du tendon.
Douleur du coude
Une douleur sur la face externe du coude, qui se réveille quand vous serrez une main, tournez une clé, portez un sac de courses ou soulevez une bouteille.
Les tendons qui commandent le poignet et les doigts s'insèrent sur cette partie du coude. Les gestes répétitifs les fatiguent : travail manuel, souris d'ordinateur, jardinage, sports de raquette.
Après plusieurs mois de douleur malgré le repos, une orthèse et la rééducation. C'est l'une des indications les mieux documentées.
Douleur à la base du pouce
Une douleur à la base du pouce en ouvrant un bocal, en tournant une clé ou en pinçant un objet. La force diminue, certains gestes du quotidien deviennent pénibles.
Le cartilage de la petite articulation située à la base du pouce s'use. C'est fréquent après 50 ans, et plus souvent chez les femmes.
Dans les formes débutantes à modérées, quand l'orthèse de repos et les antidouleurs ne suffisent plus à vous soulager.
Douleur de la hanche
Une douleur dans le pli de l'aine ou la fesse, parfois jusqu'au genou. Elle gêne la marche, la montée d'escalier et le fait d'enfiler ses chaussures. La hanche est souvent raide au réveil.
Le cartilage qui recouvre l'articulation s'amincit avec le temps, ce qui rend les mouvements douloureux.
Dans les formes débutantes à modérées, quand la marche reste possible. Dans l'arthrose très évoluée, le bénéfice attendu est faible et d'autres solutions sont envisagées avec votre chirurgien.
Douleur du genou
Une douleur en marchant, en descendant les escaliers ou en vous relevant d'une chaise. Le genou peut gonfler après un effort et rester raide quelques minutes le matin.
Le cartilage du genou s'use progressivement. Le surpoids, une ancienne blessure du ménisque ou des ligaments, ou une activité sportive intense accélèrent ce phénomène.
Dans les formes débutantes à modérées. C'est l'indication la plus fréquente. Dans l'arthrose évoluée, le bénéfice attendu est limité et d'autres options sont alors discutées.
Douleur sous la rotule
Une douleur bien localisée juste sous la rotule, qui apparaît à la course, aux sauts, en vous accroupissant ou en descendant les escaliers.
Le tendon qui relie la rotule au tibia est très sollicité dans les sports d'impulsion — basket, volley, course à pied — surtout après une reprise trop rapide.
Quand la douleur dure malgré l'arrêt du sport et un travail de rééducation bien conduit.
Douleur du tendon d'Achille
Une douleur à l'arrière de la cheville, parfois avec un épaississement que l'on sent sous les doigts. Les premiers pas du matin sont raides, la course devient difficile.
Le tendon le plus solide du corps supporte tout votre poids à chaque pas. Course, marche prolongée, chaussures inadaptées ou reprise brutale du sport le mettent à rude épreuve.
Après plusieurs mois d'évolution malgré le repos, les étirements et la kinésithérapie.
Douleur sous le talon
Une douleur vive sous le talon aux tout premiers pas du matin, ou après être resté longtemps assis. Elle s'atténue en marchant puis revient en fin de journée.
La membrane qui soutient la voûte du pied s'irrite à son attache sur le talon. Station debout prolongée, marche importante, surpoids ou forme particulière du pied y contribuent.
Quand la douleur persiste malgré les semelles, les étirements et la rééducation.
Comment se passe la séance
Tout se déroule au centre Poissonnière, en une seule visite. Comptez environ 45 minutes sur place.
Prise de sang
Comme pour une analyse classique, au pli du coude.
Préparation
Votre sang tourne dans une centrifugeuse pour isoler le plasma.
Repérage
L'échographie localise précisément la zone à traiter.
Injection
Le plasma est injecté sous contrôle de l'écran.
Et après ?
Il est fréquent d'avoir mal pendant deux à trois jours : c'est normal et cela fait partie du processus. Reposez la zone traitée pendant cette période, puis reprenez vos activités progressivement.
Évitez les anti-inflammatoires (ibuprofène et similaires) dans les jours qui précèdent et qui suivent l'injection : ils peuvent réduire l'effet recherché. Le médecin vous indique quel antidouleur prendre à la place.
L'amélioration n'est pas immédiate. Elle se construit sur plusieurs semaines. Selon votre situation, une à trois injections peuvent être proposées, et un rendez-vous de contrôle permet de faire le point.
Ce qu'il faut savoir avant
Le PRP n'est pas possible si
- Vous avez une infection en cours
- Vous souffrez d'une maladie du sang ou d'un trouble de la coagulation
- Vous êtes traité par anticoagulant (à évaluer au cas par cas)
- Vous avez un cancer en cours de traitement
- Vous êtes enceinte ou vous allaitez
À signaler au médecin
- Tous vos médicaments, en particulier anticoagulants et anti-inflammatoires
- Vos antécédents médicaux et chirurgicaux
- Vos allergies
- Une infection récente, même bénigne
Informations pratiques
Le PRP n'est pas remboursé
Les injections de PRP ne sont pas prises en charge par l'Assurance Maladie. Le montant vous est indiqué clairement avant le rendez-vous, lors de votre appel. Certaines mutuelles participent : renseignez-vous auprès de la vôtre.
À apporter le jour du rendez-vous
L'ordonnance de votre médecin, vos examens d'imagerie récents avec leurs comptes rendus (échographie, IRM, radiographies), la liste de vos traitements, votre carte Vitale et votre pièce d'identité. Inutile d'être à jeun ; pensez simplement à bien boire avant de venir.
Votre médecin
Dr Jean-François Thoron
Le Dr Thoron réalise les injections de PRP sous guidage échographique au centre Poissonnière, dédié aux infiltrations. Lors d'une consultation préalable, il examine votre situation, vérifie que le traitement est adapté à votre cas, vous explique le déroulé et répond à vos questions.
Prendre rendez-vous
Vos questions
Est-ce que ça fait mal ?
Au bout de combien de temps vais-je aller mieux ?
Faut-il être à jeun ?
Puis-je conduire ou reprendre le travail après ?
Quand puis-je refaire du sport ?
Faut-il une ordonnance ?
Est-ce remboursé ?
Combien d'injections faut-il ?
Cette page a une vocation d'information générale et ne remplace pas une consultation médicale. L'intérêt d'un traitement par PRP, ses bénéfices attendus et ses risques sont évalués individuellement par le médecin. Les résultats varient selon la pathologie, son stade et chaque patient : aucun résultat ne peut être garanti. Parlez-en avec votre médecin.